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Mission Antarctique

L’Antarctique, une zone en danger absolu

Story by Marion Moreau
13 janvier 2016

Avec ses 14 millions de kilomètres carrés, le continent Antarctique contient 75 % de l’eau douce de la planète sous forme de glace, pouvant atteindre des épaisseurs de 3 000 à 4 000 mètres », explique Yves Frenot, Directeur adjoint de l’Institut Polaire Français.
L’Antarctique apparaît comme le continent indispensable à la survie de l’homme. Ici, au pôle sud, les expéditions scientifiques ne sont plus l’apanage de la communication des gouvernements qui s’y impliquent. Chaque jour, des hommes et des femmes creusent la glace, testent l’eau, photographient les espèces uniques, pour mieux cerner le fonctionnement du pays blanc, là où le tourisme commence à attirer des hordes de curieux.

Chaque année, des scientifiques de 27 pays différents effectuent en Antarctique des expériences impossibles à réaliser ailleurs dans le monde. En été, plus de 4 000 scientifiques travaillent dans les stations de recherche. Ce nombre décroît à environ 1 000 en hiver. Certains États y maintiennent une présence humaine permanente ou semi-permanente.

Réchauffement climatique: pas un fantasme, une réalité

Les scientifiques s’accordent à penser encore aujourd’hui que le réchauffement climatique n’est qu’une hypothèse dans la production éventuellement supérieure d’icebergs, les températures variant de -30 ° l’hiver à -60° l’été, quelques degrés de plus sont a priori négligeables de ce seul point de vue. Mais récemment, le plus grand glacier de l’Antarctique oriental, dont la disparition pourrait engendrer une hausse de six mètres du niveau des mers, est en train de fondre à cause du réchauffement de l’océan, une découverte de scientifiques australiens.

Le glacier Totten, qui fait 120 kilomètres de long sur plus de 30 km de large, était jusque là considéré comme étant situé dans une zone épargnée par les courants chauds, où la glace est donc très stable et peu sujette aux variations.
De retour d’une expédition sur place, les scientifiques australiens ont cependant indiqué que l’eau autour du glacier s’était avérée plus chaude qu’attendue et que le glacier risquait de fondre par en dessous.

«Nous savions grâce à des données satellitaires que le glacier perdait de l’épaisseur mais nous ignorions pourquoi», a déclaré à l’AFP Steve Rintoul, chef de l’expédition.«La température des eaux autour du glacier étaient environ 1,5 degré plus élevée que dans d’autres zones explorées à l’occasion de ce séjour dans l’Antarctique pendant l’été austral», a-t-il ajouté. «Le fait que des eaux chaudes puissent atteindre ce glacier témoigne que l’Est Antarctique est potentiellement plus vulnérable à l’impact du réchauffement global qu’on ne le pensait jusqu’alors».
Le glacier Totten ne va pas fondre du jour au lendemain et provoquer une montée brutale du niveau des mers, a dit le chercheur. Mais il a souligné que cette découverte était importante pour mieux cerner l’impact du changement de la température de l’océan sur la couverture glaciaire.

Le rythme de la fonte des glaciers dans la zone de l’Antarctique la plus exposée à ce phénomène a triplé au cours de la dernière décennie, selon une étude publiée le mois dernier et portant sur les 21 dernières années.

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